Ci prepariamo per le nuvole.

 

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Un disegno di La Rousse

 

Ci prepariamo per le nuvole.

Andiamo in pasto ai pesci delle tenebre.

Dormite bambini.

Bevete succo al pomodoro. Dimenticate la terra.

Vivete nell’aria.

 

Lara Cani

 

 

La ferme électrique # 8

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La ferme électrique est un festival dans une ancienne ferme, qui, pendant deux soirées

enflammées, met en scène une vingtaine de concerts, des installations et des performances.

La ferme électrique est un petit festival intimiste, sympa où on peut faire du camping sur un petit champ à côté. Le décor est celui DIY et il nous séduit rapidement par son âme chaleureuse et sans chichi.
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Il y a aussi des fanzines (un atelier de fabrication est mis en place par un équipe super efficace grâce à la contribution artistique des festivaliers) et des frites. Nous ne pouvons pas rêver mieux.
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« Hey colossus » de Michel Carton

Deux scènes (une dans la grange et l’autre dans l’étable) avec des groupes comme les Housewives qui nous envoient directement dans les pommes grâce à leur son planant et froid (le guitariste joue avec une sauterelle sur lui) ou Gloria avec leur passion pour les années 60’s et encore Guili Guili Goulag et leur groove sorti directement d’un rêve en pleine Amazonie.

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Finalement nous rentrons à Paris dimanche matin avec le rer de 10h40 après avoir passé deux jours à tout écouter et à tout boire plongés dans une folle en sueur…merci la ferme !
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Une reportage de Lara Cani et Michel Carton
La ferme électrique # 8, du 7 au 8 juillet 2017 à Tournan-en-Brie
Pour plus d’infos ici

Mon Roi, je n’attends que toi.

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Photographie de Lara Cani
J’ai composté mon ticket, le violet sur ma paume en est la marque.
Je ne peux plus faire demi-tour, je erre,
dans les profondeurs de la terre,
où je suis née.
Pile entre l’ombre et la lumière.
Je laisse le passé derrière moi et le futur en attente.
Il arrivera dans deux minutes en attendant je suis comme en suspend dans le temps. Je suis sur cette interstice entre la noirceur et l’éclatante.
Face à toi :
je m’affairerai,
je rongerai ma timidité,
je cacherai ma peur d’être touchée devant un écran de fumée.
Tu ne seras pas dupe et alors je serais démasqué comme une enfant ayant déjà tant fauté.
Le visages de tous ces inconnus passent devant moi. Je ne les regarde pas, je les questionne : l’avez-vous vu ?
Peut-être ne l’ai-je pas reconnu ?
L’ai-je déjà même croisé ?
Le métro s’en va, la lumière s’éteint dans le grand tunnel et moi je suis toujours là, à t’attendre.
Peut être en vain…
Rien n’est certain.
La Rousse